Résister et agir : les collégiens face au "Poids des Fourmis"
À Millau, un spectacle engagé pour alerter la jeunesse : Le Poids des Fourmis
Le 7 avril 2026, les élèves de la classe CHAT de 3ᵉ et les deux classes de 4ᵉ du collège Denys-Puech ont assisté, à la Maison du Peuple de Millau, à la représentation du spectacle Le Poids des Fourmis. Cette pièce, écrite par l’auteur québécois David Paquet et mise en scène par Philippe Cyr, est portée par la compagnie canadienne Bluff.
À travers deux adolescents, Jeanne et Olivier, en pleine élection scolaire, la pièce interroge la résistance face à l’état du monde, l’avenir de la planète et la capacité des jeunes à agir. Une œuvre pensée pour sensibiliser les collégiens aux enjeux contemporains.
Une scénographie inventive et immersive
La représentation se déroulait sur une estrade centrale entourée… d’une piscine à balles. Un choix surprenant, mais efficace. L’estrade devenait tour à tour mairie, collège ou bibliothèque, selon les scènes.
Les jeux de lumière, très travaillés, installaient des ambiances contrastées, tandis que les effets sonores, les machines à fumée et même des ventilateurs donnaient vie au décor. La piscine à balles servait autant de lieu de transition que de cachette : l’une des comédiennes y disparaissait avant de réapparaître sur scène sous la forme d’un autre personnage.
Le quatrième mur n’était brisé qu’une seule fois, lorsque les acteurs désignaient quelques spectateurs, créant un bref moment de connivence avec le public.
Des acteurs polyvalents et convaincants
Les comédiens interprétaient plusieurs personnages, chacun doté d’une voix, d’une gestuelle et d’un costume distincts.
Certains passages étaient amplifiés par micro, notamment lors de la scène publicitaire où la comédienne modifiait sa voix pour accentuer l’effet comique et critique.
Une pièce engagée et accessible
En mêlant humour, tension dramatique et préoccupations écologiques, Le Poids des Fourmis propose une réflexion sur la responsabilité individuelle et collective. Le langage, proche de celui des adolescents, rend le message plus direct et plus percutant.